(1918?) Sainte-Catherine, The Christ of the Cemetery

Sainte-Catherine, Le Christ du Cimetière / The Christ of the Cemetery, postcard n°262, appearing inside a small booklet (14,9×8,6 cm) as the first one of it’s 11 detachable postcards: photographs of ruins, remnants and 1914-1918’s war monuments, shot probably immediately after the end of the conflict or soon after; halftone prints; published (in 1918-1919?) by the “Edit. Stenne-Leflon” (Nord-Pas-de-Calais?), under the title: Champs de bataille de l’Artois — Latargette et Environs.

Photographs

(1930-1950?) Young woman as an “oriental” dancer.

Photographic portrait of a young woman dressed as an “oriental” dancer (21,9×16,9 cm), 1930-1950 (?), no information. Photograph found in a flea market of Seine-et-Marne (France, 77).

Photographs

(1930-1960) Three workers.

Photograph of three workers (6,3×8,7 cm); no information; probably shot between 1930-1960; found in a flea market in Seine-et-Marne, France (77), during summer 2017.

Photographs

(1930-1960) Young woman on a tennis court.

Young woman holding a racket on a tennis court, black and white photograph (6,1 x 8,8 cm); no indication; 1930-1960 (?); found in a bookstore, in Paris (75005), in October 2017.

Photographs

(1940-1960?) Young woman, seaside.

Portrait of a young woman, on top of a promontory, seaside; 9×14 cm; no information; found in a book; 1940-1960?

 

Photographs

(1940-1960) Young boy – Ansco real photo postcard.

Portrait of a young boy (13,9×8,6 cm), black and white real photo postcard (RPPC); no title or description, anonymous photograph, as usual for RPPC. The card is numbered 163245. Made in the USA, carries the ANSCO brand. The design of the stamp box is a clew that the postcard was probably made between 1940-1960 (cf. specialized article).

 

Photographs

(1946) Letter from Mireille to Peter Kölle, german soldier incarcerated in Fresnes.

Letter from Mireille (Paris), to F. Peter Kölle, 1st Division, cell 307, account 9512, Fresnes (the Prison); the letter arrived on the 7th of January 1946; the recipient was probably a german soldier incarcerated after the Liberation, and the author’s fiancé; letter paper (17×13,5 cm) folded in the middle and directly stamped, no envelope. The author and the recipient married around 1951 in Germany, after Peter Kölle had there returned to live and worked as a travel operator. Letter found in july 2017 in a Seine-et-Marne’s (France) flea-market.

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce vendredi

ami

Je suis allée à Fresnes hier après-midi et t’ai apporté un colis de linge dans lequel il y avait une couverture, un pull over, un coussin, une paire de moufles et une paire de pantoufles, ces dernières ont été d’une difficulté à trouver, le 44 n’existant pour ainsi dire pas. Toutes ces choses les as-tu bien reçues. En rentrant chez moi j’y ai trouvé ta lettre; tu me demandes d’aller voir mme Georges pour avoir l’adresse des Dupont et lui réclamer une culotte en paiement de ce qu’il te doit! ceci est impossible 1° je ne vois plus mme Georges 2° Dupont n’acceptera pas  maintenant de reconnaitre sa dette tu sais il ne faut pas trop compter sur l’honnêteté des gens du moment qu’ils se sentent en position forte ils en profitent 3° les vétements américains sont défendus pour les civils ici, cependant si tu as besoin d’une culotte j’en ai une qu’on m’a donnée cet été à Cannes ou j’avais été travailler, elle n’est pas très chaude (elle est en gabardine) mais elle est neuve, dans 1 ou 2 mois quand il fera moins froid je te l’expédierai. Je me suis informée d’un avocat pour toi, la situation est très délicate, il est difficile pour eux de défendre un allemand, surtout que je ne sais pas ce qu’on peut te reprocher, mais s’ils défendent ta cause cela peut les compromettre aux yeux des autres, celui qu’on doit désigner d’office lui ne crains rien, je lui prometterai quelque chose comme tu me l’as conseillé.
Peut-on t’envoyer un colis de vivres? et quel jour est-ce! il serait temps que tu aies quelque chose en plus de ton ordinaire. Je crois que c’est jusqu’à 3 kils c’est pour cela que je voudrais t’en expedier un le plus vite possible puisque c’est un par semaine. C’est dommage mon colis de 10 kils de metz est perdu je crois. Enfin, chéri, je te quitte le manque de papier m’oblige à finir. Reçois des millions de baisers de celle qui pense beaucoup beaucoup à toi. Mireille.

Manuscripts